• - Questions/Réponses sur le Travail

    Je réponds toujours aux questions le plus clairement possible. Je suis heureuse quand les gens me disent que ces réponses leur sont utiles, mais je sais que les seules vraiment salutaires sont celles qu'ils découvrent par eux-mêmes.

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    Question : Je suis stupéfait de constater le nombre de jugements que j'entretiens. Comment trouverais-je le temps d'investiguer toutes ces croyances ?


    Réponse : Ne les démantelez pas toutes. Déconstruisez simplement celles qui entraînent du stress chez vous actuellement. Il n'y en a jamais plus d'une. Travaillez sur celle-la.

    Si vous voulez vraiment découvrir la vérité, il n'existe aucune idée qui ne puisse être abordée avec compréhension. Ou nous nous attachons à nos concepts ou nous les investiguons. Comment savoir sur lequel travailler ? Le voilà, à l'instant.
    J'ai compris à propos des pensées qui apparaissaient en moi que j'étais une personne à qui l'on pouvait les confier. J'étais le contenant où elles étaient libres d'apparaître pour être enfin abordées avec un amour inconditionnel. Less mêmes idées me parvinrent aussi par le biais de mess enfants, quand ils furent capables de m'avouer leurs sentiments. Cess idées transparaissaient dans toutes les formes de communication. Elles ne pouvaient pas me submerger, parce que je savais comment les traiter. Je les couchais par écrit et j'investiguais, qu'elles émanent de la bouche de mes enfants ou de mon propre esprit.  Je les approchais telles qu'elles étaient : des amies de passage, des voisines que j'avais mal comprises, qui se montraient assez bonnes pour venir frapper à ma porte encore une fois. Tout le monde est bienvenu ici. Jugez votre prochain, notez tout, posez les 4 questions et inversez-les - une seule à la fois.



    Question : La liberté vient-elle tout de suite après qu'on a achevé le Travail ?


    Réponse : Elle vient à sa manière, mais vous ne la reconnaîtrez peut-être pas. Et vous ne remarquerez pas forcément de changement lié à la question sur laquelle vous avez travaillé. Par exemple, vous avez rempli un questionnaire sur votre mère et le lendemain vous découvrez que votre voisin détestable - celui qui vous met hors de vous depuis des années - ne vous atteint plus, que votre irritation a complètement disparu. Ou encore, une semaine plus tard, vous remarquez pour la première fois de votre vie que vous adorez cuisiner. Les effets ne se produisent pas toujours au cours d'une séance. Une amie à moi a effectué le Travail sur la jalousie qu'elle éprouvait à l'égard de son mari parce que son petit garçon le préférait à elle. Après s'y être livrée, elle a ressenti une vague délivrance. Mais le lendemain matin, alors qu'elle était sous la douche, tout a cédé ett elle s'est mise à sangloter ; par la suite, toute la souffrance qui entourait cette situation s'est dissipée.



    Question : que signifie le fait que j'aie besion de refaire le Travail sur la même question encore et encore ?


    Réponse : Peu importe combien de fois il sera nécessaire de l'effectuer. Soit vous vous attachez au cauchemar, soit vous en investiguez la validité ; il n'y a pas d'autre choix. La question peut revenir douze fois, cent fois. Elle offre invariablement une merveilleuse opportunité de voir quels attachements demeurent et jusqu'à quelle profondeur vous pouvez aller.


    Question : J'ai accompli le Travail à plusieurs reprises sur le même jugement et j'ai l'impression que ça ne fonctionne pas.
     

    Réponse : Vous avez effectué le Travail à plusieurs reprise - est-ce vrai ? Est-il possible que si la réponse que vous croyez chercher n'apparaît pas, vous bloquez simplement tout autre élément susceptible de surgir ? Craignez-vous la réponse qui se cache derrière ce que vous croyez savoir ? Se pourrait-il qu'il y ait en vous une autre solution qui serait aussi vraie ou plus vraie ?
    Quand vous vous demandez "Est-ce vrai ?", par exemple, peut-être ne voulez-vous pas vraiment le savoir. Il est possible que vous préfériez demeurer avec votre affirmation, plutôt que de plonger dans l'inconnu. Bloquer le processus, c'est le hâter et répondre avec votre mental conscient avant que la polarité plus douce de l'esprit (que j'appelle "le coeur") puisse se manifester. Si vous choisissez de conserver ce que vous croyez savoir, la question set bloquée et ne peut prendre vie en vous.
    Voyez si vous ne passez pas au scénario suivant avant d'avoir pleinement éprouvé en vous la réponse et les sentiments qui l'accompagnent. Il peut s'avérer utile d'intercepter les pensées du type "Eh bien, oui et..." ou "Eh bien, ou mais...". Ce genre de pensées indique que vous vous éloignez de l'investigation. Voulez-vous vraiment connaître la vérité ?
    Votre investigation possède-t-elle une visée autre que la recherche de la vérité  Posez-vous les questions dans le but de confirmer la validité de la réponse que vous détenez déjà, même si elle est douloureuse ? Tentez-vous davantage d'avoir raison ou de prouver quelque chose, au lieu de découvrir la vérité ? C'est  la vérité qui m'a délivrée - que je vive dans l'abondance ou l'indigence, la santé ou la maladie. L'acceptation, la paix, le lâcher-prise et un attachement moindre à un monde de souffrance sont des effets du Travail. Ce ne sont pas ses objectifs. Livrez-vous au Travail pour l'amour de la liberté et de la vérité. Si votre investigation n'a pas de motifs autres que ceux-ci, si elle n'est pas motivée par exemple par la guérison du corps ou la solution d'un problème, alors vos réponses émanent peut-être d'anciens mobiles qui n'ont jamais fonctionné ; dès lors, vous ne goûterez pas les merveilles et l'état de grâce que procure l'investigation.
    Procédez-vous à l'inversion trop rapidement ? Si vous souhaitez vraiment obtenir la vérité, attendez que les réponses fassent surface. Accordez-vous suffisamment de temps pour que les inversions vous trouvent et vous laisent aussi le loisir d'en éprouver les effets. Libre à vous de dresser une liste des situations où l'inversion s'applique à vous. Celle-ci est l'ancrage, la réinsertion dans la vie, car la vérité vous dévoile qui vous êtes en l'absence de votre scénario. Le processus s'accomplit dans votre seul intérêt.
    Consentez-vous à ce que les réalisations obtenues grâce à l'investigation vivent en vous ? Ressentez les inversions, faites état de votre participation en présence d'autres personnes (afin de les entendre à nouveau) et dédommagez-les si nécessaire, en vue de votre propre liberté. Ceci accélérera certainement le processus et apportera la liberté dans votre vie, sur-le-champ.
    Pour finir, êtes-vous absolument certain que l'investigation ne fonctionne pas ? Quand l'événement que vous redoutiez survient et que vous vous demandez pourquoi vous éprouvez si peu de panique, de stress, de peur ou de souffrance, sinon pas du tout, c'est là  la preuve de résultats.

     

    Question : Que faire quand j'effectue le Travail seul et que je sens que je bloque l'investigation ?
     

    Réponse : Persistez, si vous en êtes capable. Je sais qu'avant que le plus petite réponse ou inversion sincère puisse faire surface de l'intérieur, vous aurez à pénétrer un monde dont vous ignoriez l'existence. En revanche, si vous cherchez à avoir raison, plutôt qu'à découvrir la vérité, pourquoi continuer ? Prenez simplement conscience que le scénario auquel vous vous accrochez vous est plus précieux à l'heure actuelle que votre liberté et que c'est très bien ainsi. Revenez à l'investigation plus tard. Votre souffrance n'est peut-être pas assez intense, ou alors vous n'êtes pas suffisamment motivé même si vous croyez l'être. Soyez indulgent à votre égard. La vie vous apportera tout ce dont vous avez besoin.

     

    Question : Et si ma souffrance est trop intense ? Dois-je effectuer le Travail quand même ?
     

    Réponse : La souffrance résulte de l'attachement à une croyance profondément ancrée. Il s'agit d'un état d'attachement aveugle à quelque chose que vous tenez pour vrai. Dans cet état, il est très difficile d'effectuer le Travail pour l'amour de la vérité, car vous êtes trop investi dans votre scénario. Celui-ci constitue votre identité et vous feriez à peu près n'importe quoi pour le confirmer. Si vous avez mal, mettez votre preuve par écrit et investiguez-la. J'appelle souvent le Travail "échec et mat". Seule l'investigation du soi possède le pouvoir de pénétrer des concepts si anciens.
    Même la douleur physique n'est pas réelle ; c'est le scénario d'un passé toujours en train de partir, jamais d'arriver. Cependant, les gens l'ignorent. A l'âge de trois ans, mon petit-fils Racey a fait une chute. Il s'est écorché le genou, et voyant qu'il saignait, il s'est mis à pleurer. Il m'a alors jeté un coup d'oeil, et je lui ai dit : "Chéri, tu es en train de te souvenir du moment où tu es tombé, quand tu as eu mal". Et il a cessé de sangloter immédiatement. Ce fut fini. Il a dû se rendre compte, pendant un instant, que la douleur appartient toujours au passé ; Le moment douloureux est toujours révolu. C'est le souvenir de ce que nous croyons être vrai et une projection de ce qui n'existe plus. (Je n'affirme pas que votre douleur n'est pas réelle pour vous. Je connais la douleur, et ça fait mal ! C'est pourquoi le Travail s'intéresse à la fin de la souffrance).
    Supposons qu'une voiture vous écrase la jambe et que vous soyez étendu au milieu de la roue, l'esprit troublé par une litanie incessante de scénarios. Si vous êtes un nouveau venu au Travail, vous ne penserez probablement pas : "J'ai mal - est-ce vrai ? Suis-je absolument certain que c'est vrai ?" Vous allez plutôt hurler : "De la morphine, vite !" Plus tard, quand vous aurez retrouvé un état où vous serez bien, vous vous installerez muni d'un crayon et d'une feuille de papier pour vous livrer au Travail. Vous aurez d'abord pris le remède physique et, par la suite, le remède psychologique. Un jour, vous serez en mesure de perdre l'autre jambe sans y voir aucun problème. Et si vous en découvrez un, c'est que votre Travail n'est pas achevé.

     

    Question : Je sens le besoin de m'interdire certaines pensées - cruelles, perverties, voire violentes. Le Travail peut-il m'aider à ne pas les avoir ?
     

    Réponse : Comment réagissez-vous quand vous accordez foi à l'idée que vous ne devriez pas avoir certaines pensées, alors qu'elles apparaissent ? Avez-vous honte ? Êtes-vous déprimé ? Inversez votre idée maintenant - vous devriez les avoir ! N'est-ce pas plus léger, un peu plus honnête ? Le mental souhaite jouir de la liberté, pas d'une camisole de force. Quand les pensées jaillissent, elles ne rencontrent pas un ennemi qui s'y oppose, comme un enfant qui s'adresserait à son père dans l'espoir qu'il l'écoute et qui entendrait ce dernier lui hurler : "Ne dis pas ça ! Ne fais pas ça ! Tu fais erreur, tu es mauvais !" ou le charrier aussitôt qu'il s'approcherait de lui. Quel genre de père serait-ce là ? Voilà la violence interne qui vous empêche de comprendre.
    Je ne peux vous aborder comme ennemi sans me sentir séparée de vous et de moi-même. Comment accueillir une pensée en moi en tant qu'ennemie et ne pas me sentir dissocie de moi-même ? Une fois que j'ai appris à rencontrer mes pensées comme des amies, j'ai remarqué que je pouvais en faire de même avec tous les êtres humains. Que pourriez-vous bien me raconter qui ne serait pas déjà apparu en moi sous la forme de pensées ? La fin de la guerre entre moi et mon attitude mentale signe l'armistice avec vous. C'est tout simple.

     

    Question : L'investigation est-ellee un processus de la pensée ? S'il ne s'agit pas d'une réflexion, de quoi s'agit-il ?
     

    Réponse : L'investigation ressemble à un processus mental, mais sen réalité c'est une méthode visant à déconstruire la pensée. Les pensées perdent leur pouvoir sur nous une fois que nous prenons conscience du fait que nous ne sommes pas leurs auteurs. Elles ne font qu'apparaître dans l'esprit. Tant pis s'il n'y a pas de penseur.
    Le mental ne peut découvrir sa véritable nature en pensant. Qu'y-a-t-il d'autre ? Comment arrivera-t-il à se découvrir ? Il doit se laisser des indices et en venir à réaliser qu'il a semé ses propres miettes de pain. Il est sorti de lui-même, mais n'en a pas encore pris conscience. L'investigation, ce sont les miettes de pain qui lui permettent de revenir à lui-même. Le tout revient au tout. Le rien retourne au rien.

     

    Question : Il me semble que si je me tourne vraiment vers l'intérieur, ma réponse à "suis-je absolument certaine que c'est vrai ?" est toujours non. Y a-t-il quelque chose dont nous pensons être certains ?
     

    Réponse : Non. L'expérience nest que perception. Elle est en perpétuelle transformation. Même le "présent" n'est que le scénario d'un passé. Au moment où nous y songeons ou en parlons, il s'est déjà enfui.
    Dès le moment qu'on s'attache à une pensée, elle devient notre religion et on passe notre temps à la confirmer. Plus nous tentons de prouver ce dont nous ne sommes pas certains, plus nous vivons la dépression et la déception.
    Le mensonge peut être perçu et admis dès la question 1. Lorsque nous demandons "Est-ce vrai ?" nous en venons souvent à découvrir - en investiguant les affirmations sur notre questionnaire les unes après les autres - que rien de ce que nous avons écrit n'est vrai. Voilà ce que signifie aborder chaque pensée avec compréhension. En toute innocence, nous accordons foi à notre pensée. Nous n'avions pas de moyen de comprendre qu'elle était fausse.
    Quand vous posez la question 1, l'esprit s'ouvre quelque peu. Le seul fait d'envisager qu'une pensée pourrait être fausse laisse filtrer un minimum de lumière en votre esprit. Si vous répondez "Oui, c'est vrai", il vaut mieux passer à la question 2 "Êtes-vous absolument certain que c'est vrai ?". Certains se sentent très perturbés, voire en colère, quand ils affirment : "Non, je n'en suis pas absolument certain !"
    Par la suite, je leur conseille d'être indulgents à leur égard et de simplement éprouver cette compréhension pendant une minute. S'ils réfléchissent calmement à leur réponse, alors celle-ci devient plus tolérable et débouche sur d'infinies possibilités, sur la liberté. C'est comme sortir d'une pièce exiguë et enfumée pour se retrouver dans un espace limpide.

     

    Question : Comment puis-je effectuer le Travail si personne d'autre dans mon entourage ne s'y livre ? Ne croira-t-on pas que je suis détaché et froid ? Comment ma famille pourra-t-elle s'ajuster à ma nouvelle façon de penser ?
     

    Réponse : Personne dans mon entourage ne se livrait au Travail quand j'ai commencé ; je l'ai accompli toute seule. Effectivement, votre famille pourrait bien vous juger détaché et froid à mesure que  vous découvrez ce qui n'est pas vrai pour vous et quand vous expérimentez la question 3 "Comment réagissez-vous, que dites-vous, que faites-vous quand vous accordez foi à cette pensée ?"
    La transformation intérieure en vous peut être telle que les conventions les plus fondamentales entre vous et votre famille s'en trouvent ébranlées. "Charlie devrait se brosser les dents" - est-ce vrai ? Non, jusqu'à ce qu'il le fasse : depuis dix ans, vous avez accumulé des preuves qu'il ne se brosse pas les dents régulièrement. Comment réagissez-vous ? Depuis dix ans, vous vous êtes mis en colère, vous l'avez menacé, lui avez jeté des regards haineux, vous vous êtes senti impuissant, l'avez culpabilisé. Désormais, la famille en entier harcèle Charlie pour qu'il se brosse les dents (ainsi que votre exemple l'a enseigné à chacun) ; mais vous ne participez plus. Vous trahissez la religion familiale. Vous n'êtes plus en mesure d'accorder aux autres l'approbation qu'ils attendent de vous. Ils sont donc susceptibles de se mettre à vous culpabiliser de ne plus faire honte à Charlie comme vous le leur avez appris. Votre famille est un écho de vos propres croyances antérieures.
    Si votre vérité présente est douce, elle se propagera en profondeur et rapidement à la famille ; elle se substituera favorablement au sentiment de trahison. En poursuivant votre voie par l'investigation, tôt ou tard votre famille en viendra à vous percevoir tel que vous vous percevez. Il n'y a pas d'autre possibilité. Votre famille n'est que l'image projetée de votre attitude mentale. Elle est votre scénario ; rien d'autre n'est envisageable. Jusqu'à ce que vous aimiez votre famille sans condition même si elle culpabilise Charlie, l'amour de soi n'est pas possible et par le fait même, votre Travail n'est pas achevé.
    Votre famille vous percevra telle qu'elle vous percevra ; elle vous donnera l'occasion de travailler sur chacun de ses membres. Comment VOUS voyez-vous ? Voilà la question importante. Comment LES voyez-vous ? Si je pense qu'ils ont besoin du Travail, alors j'ai besoin du Travail. La paix n'exige pas deux personnes ; elle n'en demande qu'une seule. Il ne tient qu'à vous de l'obtenir. Le problème débute et se termine là.
    Si vous voulez aliéner vos amis et votre famille, demandez à la ronde "Est-ce vrai ?" ou "Inverse ça", même si personne ne sollicite votre aide. Peut-être vous faudra-t-il constater par vous-même les effets de ce comportement en l'adoptant pendant un moment. Il est pénible de croire que vous en savez davantage que vos amis et de vous imaginer être leur maître. Leur irritation vous mènera plus loin dans l'investigation ou dans votre souffrance.

     

    Question : Que voulez-vous dire par "Ne soyez pas "spirituel" - soyez honnête" ?
     

    Réponse : Cela signifie qu'il est très douloureux de vous imaginer plus avancé que votre propre évolution, de vivre n'importe quel mensonge. Quand vous jouez au maître, d'habitude, c'est que vous craignez d'être l'élève. Je n'ai pas la prétention d'être sans peur. Je le suis ou je ne le suis pas. Ce n'est pas un secret pour moi.

     

    Question : Comment pourrais-je apprendre à pardonner à quelqu'un qui m'a blessé profondément ?
     

    Réponse : Jugez votre ennemi, notez vos jugements, posez les quatre questions, inversez le tout. Constatez pour vous-même que le pardon consiste à découvrir que ce que vous croyiez avoir eu lieu ne s'est pas produit. Jusqu'à ce que vous constatiez qu'il n'y a rien à pardonner, vous n'aurez pas vraiment pardonné. Personne n'a jamais fait de tort à personne, n'a jamais rien commis d'horrible. L'horrible, ce sont vos pensées non investiguées sur ce qui s'est produit. Donc, chaque fois que vous souffrez, investiguez, observez vos pensées et libérez-vous. Soyez un enfant. Partez de l'esprit qui ignore tout. Empruntez le chemin de votre ignorance jusqu'au bout de la liberté.

     

    Question : Vous avez dit : "Quand nosu sommes parfaitement clairs, ce qui est correspond à ce que nous désirons". Supposons que j'économise pendant un mois pour aller au restaurant déguster une sole grillée au citron et que le jour en question, le serveur m'apporte une langue de boeuf braisée. Ce qui ne correspond pas à ce que je veux. Suis-je confus ? Que signifie "se quereller avec la réalité" ?
     

    Réponse : Oui, vous êtes très confus. Si vous étiez clair, vous voudriez la langue de boeuf braisée, parce que c'est ce que le serveur vous a apporté. Ca ne veut pas dire que vous devez la manger. Quelle réaction suscite en vous la pensée qu'il ne devrait pas vous avoir apporté la langue de boeuf ? Jusqu'à ce que vous projetiez qu'il va vous falloir la manger, que vous n'avez pas assez de temps pour passer une autre commande, que vous allez avoir à payer pour ce que vous n'avez pas demandé ou qu'une injustice a été commise, il n'y avait aucun problème. Mais quand vous vous persuadez qu'il n'aurait pas dû apporter ce plat, vous vous mettez peut-être en colère ou éprouvez un certain stress. Qui seriez-vous sans votre scénario face à ce serveur ? Qui seriez-vous sans la pensée que vous n'avez plus le temps de commander autre chose, ou que le serveur s'est trompé ? Vous seriez quelqu'un qui est amoureux du moment, même de l'erreur apparente. Vous auriez sans doute le calme nécessaire pour répéter votre commande initiale avec clarté et amusement. Vous diriez peut-être : "Je vous apprécie mais ce que j'ai commandé, c'était la sole au citron. Mon temps est compté, et si vous ne pouvez pas me servir la sole grillée au citron pour que je puisse avoir terminé d'ici à vingt heures, je vais devoir aller ailleurs. Je préfère rester ici. Que me suggérez-vous donc ?

    Se quereller avec la réalité signifie se battre avec le scénario d'un passé. Tout cela est déjà terminé et aucune pensée au monde n'y changera rien. Le serveur vous a déjà apporté la langue de boeuf braisée ; elle est là devant vous dans son assiette. Si vous croyez qu'elle ne devrait pas y être, vous êtes confus, puisqu'elle y est. L'important, c'est de comprendre comment être le plus efficace en un tel instant, dans des circonstances données ? Accepter la réalité n'est pas demeurer passif. Pourquoi le rester quand on peut être clair et mener une vie merveilleuse et saine ? Vous n'êtes pas forcé d'ingurgiter cette langue de boeuf braisée ; vous n'avez pas à vous empêcher de rappeller au serveur que vous aviez commandé la sole grillée au citron. Accepter la réalité témoigne du fait que vous êtes aptes à agir de la manière la plus bienveillante, appropriée et efficace.

     

    Question : Qu'entendez-vous par "Il n'existe pas de problèmes physiques - il y a uniquement des problèmes mentaux" ? Et si, étant droitier, je perdais mon bras droit ? Ne serait-ce pas là un énorme problème ?
     

    Réponse : Comment savoir que je n'ai pas besoin de deux bras ? Tout simplement en reconnaissant que je n'en ai qu'un seul. L'univers ne comporte aucune erreur. Penser de n'importe quelle autre manière est angoissante et vaine. Le scénario ''J'ai besoin de deux bras'' est le point de départ de la souffrance, puisqu'il contredit la réalité. Sans lui, je constate que je possède tout ce dont j'ai besoin. Je suis entière sans mon bras droit. Mon écriture sera peut-être illisible au début, mais selle sera parfaite ainsi. Elle répondra à la tâche comme j'en ai besoin, pas de la manière dont je crois en avoir besoin. De toute évidence, il faut qu'il y ait en ce monde un maître qui enseigne comment trouver le bonheur avec un seul bras et une écriture illisible. Jusqu'à ce que je sois disposé à perdre aussi mon bras gauche, mon Travail n'est pas  achevé.

     

    Question : Comment uis-je apprendre à m'aimer ?
     

    Réponse : Vous êtes censé vous aimer – est-ce vrai ? Comment vous traitez-vous quand vous accordez foi à la pensée que vous êtes supposé vous aimer, alors que vous ne vous aimez pas ? Voyez-vous une raison de vous défaire de ce scénario ? Et je ne vous demande pas de renoncer à votre concept sacré. Qui seriez-vous sans ce scénario ''Je suis censé m'aimer'' ? Et ''Je suis supposé aimer autrui'' ? Ce n'est qu'un jouet – un jouet de supplice. Quelle est son antithèse ? ''Je ne suis pas censé aimer autrui'' ne vous semble pas un peu plus naturel ? Vous n'êtes pas encore supposé aimer autrui – pas jusqu'à ce que vous le fassiez.. Ces concepts sacrés, ces notions spirituelles virent toujours au dogme.

     

    Question : Que voulez-vous dire quand vous affirmez que vous êtes ma projection ?
     

    Réponse : Le monde est votre perception de celui-ci. L'intérieur et l'extérieur sont toujours en correspondance – ce sont des reflets mutuels. Le monde est l'image reflétée de votre mental. Si votre expérience intérieure en est une de chaos et de confusion, votre monde extérieur le reflétera. Il faut que vous voyez ce que vous croyez, puisque vous êtes le penseur confus regardant à l'extérieur et s'apercevant lui-même. Vous êtes l'interprète de tout, et si vous êtes chaotique, vous entendrez et verrez forcément le chaos.
    Même si Jésus ou le Bouddha se tenaient devant vous, leurs paroles vous paraîtraient confuses, parce que vous, les entendant, seriez confus. Vous entendriez ce que vous pensez qu'ils expriment et vous vous mettriez à vous disputer avec eux aussitôt que votre scénario serait menacé.
    Pour ce qui est d'être votre projection, comment pourrais-je exister autrement ? Ce n'est pas comme si j'avais le choix. Je suis le scénario de qui vous croyez que je suis et non de qui je suis vraiment. Vous me percevez comme vieille, jeune, belle, laide, honnête, trompeuse, aimante, indifférente. Je suis, pour vous, votre scénario non investigué, votre propre mythe.
    Je comprends que celle que vous croyez que je suis est vraie pour vous. J'ai aussi été innocente et naïve, mais seulement pendant 43 ans, jusqu'au jour où je me suis éveillée à la réalité. ''C'est un arbre. Voilà une table. C'est une chaise''. Est-ce vrai ? Vous l'êtes-vous demandé ? Vous êtes-vous posé cette question en silence pour écouter la réponse qui montait en vous ? Qui vous a raconté que c'était un arbre ? Qui fut l'autorité originelle dans ce domaine ? Comment savait-il cela ? Ma vie entière, mon identité tout entière, s'est construite sur la confiance et l'innocence de l'enfant qui ne questionne pas. Êtes-vous ce type d'enfant ? Grâce au Travail, vos jouets et vos contes de fées sont mis de côté, car vous vous mettez à parcourir le livre de la connaissance véritable celui qui traite de vous-même.
    Les gens me disent : ''Mais Katie, votre bonheur n'est qu'une projection !'' Et je leur réponds : ''Oui, n'est-ce pas merveilleux ? J'adore ce rêve heureux. Je m'amuse follement !'' Si vous habitiez le paradis, voudriez-vous que ça se termine ? Ca ne finit jamais. C'est impossible. Voilà ce qui est vrai pour moi, jusqu'à ce ne le soit plus. Si ça devait changer, j'aurais toujours l'investigation. Je réponds aux questions, la vérité s'installe en moi et l'agir rencontre le non-agir, le quelque chose rencontre le rien. Dans l'équilibre des deux moitiés, je suis libre.

     

    Question : Vous dites que le Travail me libérera sans stess ni problème. Mais n'est-ce pas irresponsable ? Supposons que mon enfant de 3 ans meurt de faim. Ne le percevrai-je pas d'un point de vue sans stress qui m'incitera à penser : ''Eh bien, c'est la réalité.'' Et par le fait même, ne le laisserai-je pas mourir de faim ?
     

    Réponse : Oh mon Dieu ! Mais l'amour est bienveillant ; il ne reste pas immobile sans agir quand il perçoit le besoin. Croyez-vous vraiment que les pensées violetes, comme celles qui accompagnent les problèmes, sont indispensables pour donner à manger à un enfant ? Si votre petit de 3 ans crève de faim, donnez-lui à manger, dans votre propre intérêt ! Qu'éprouve-t-on quand on s'occupe sans stress ni angoisse d'un enfant qui a faim ? Ne seriez-vous pas plus claire sur la manière, le lieu où obtenir de la nourriture et ne sentiriez-vous pas le bonheur, la gratitude d'avoir tant reçu ? Eh bien, voilà comment je vis ma vie. Je n'ai nul besoin du stress pour accomplir ce que je sais faire ; celui-ci n'a pas l'efficacité de la paix et de la santé mentale. L'amour est action et, d'après mon expérience, la réalité est toujours bienveillante.

     

    Question : Comment pouvez-vous affirmer que la réalité est douce ? Qu'en est-il de la guerre, du viol, de la pauvreté, de la violence, des sévices faits aux enfants ? Les approuvez-vous ?
     

    Réponse : Comment pourrais-je les admettre ? Je remarque simplement que si je crois qu'ils ne devaient pas exister, je souffre. Ils existent, jusqu'à ce qu'ils n'existent plus. Ne puis-je pas simplement mettre fin à la guerre en moi ? Ne puis-je pas cesser de me violer, ainsi que les autres, avec ma façon de penser abusive ? Sinon, je poursuis en moi-même la chose même que je veux faire cesser en vous. La santé mentale ne souffre pas, jamais. Pouvez-vous éliminer la guerre partout sur terre ? Grâce à l'investigation, vous pouvez commencer par l'éliminer pour un être humain : vous. C'est le début de l'armistice dans le monde. Si la vie vous bouleverse, tant mieux ! Jugez les responsables de la guerre sur papier, investiguez et inversez le tout. Voulez-vous vraiment connaître la vérité ? Toute souffrance commence et se termine en vous.

     

    Question : Toujours accepter la réalité semble revenir à ne jamais vouloir quoi que ce soit. N'est-ce pas plus intéressant de désirer quelque chose ?
     

    Réponse : Mon expérience m'indique que je désire quelque chose en tout temps. Ce n'est pas seulement intéressant, c'est extatique ! Ce que je veux, c'est ce qui est. Ce que je désire, c'est toujours ce que j'ai.
    Quand je veux ce que j'ai, la pensée et l'action ne sont pas dissociées ; elles se meuvent à l'unisson, sans conflit. Si vous découvrez qu'il vous manque quoi que ce soit, notez vos pensées et investiguez. Je constate que la vie ne présent jamais de pénurie et qu'elle n'a nul besoin d'un avenir. Tout m'est toujours offert sans que j'aie à faire quoi que ce soit.
    Qu'est-ce que je désire plus spécifiquement ? Répondre à votre question, parce que c'est ce qui se passe à l'instant. Je suis à votre écoute parce que l 'amour est ainsi. Il s'agit d'un effet de la cause initiale : vous. J'adore cette vie. Pourquoi voudrais-je davantage ou moins que ce que j'ai, même si c'est douloureux ? Que pourrais-je en faire qui serait mieux que ce que je fais maintenant ? Ce que je vois, là où je suis, ce que je sens ou ressens, ce que je goûte - tout est parfait. Si vous aimez votre vie, pourquoi vouloir la changer ? Il n'y a rien de plus passionnant que d'aimer ce qui est.

     

    Question : Vous dites parfois : ''Dieu est tout. Dieu est bon.'' N'est-ce pas là encore une croyance ?
     

    Réponse : Dieu, à mon sens, n'est qu'un autre terme pour désigner ce qui est. Je connais toujours l'intention de Dieu : c'est exactement ce qui survient à l'instant. Je n'ai plus à le remettre en question. Je ne me mêle plus de ses affaires. C'est simple. Et à partir de ce principe, il est clair que tout est parfait. L'ultime vérité, que j'appelle le dernier jugement, c'est Dieu est tout, Dieu est bon. Les gens qui le comprennent vraiment n'ont que faire de l'investigation. Au bout du compte, naturellement, même cette pensée est fausse. Mais si elle vous convient, conservez-la et que votre vie soit merveilleuse.
    Toutes les prétendues vérités se défont un jour. Chaque vérité est une déformation de ce qui est. Si nous investiguons, nous perdons même l'ultime vérité. A ce point, au-delà de toute vérité, réside une intimité véritable. C'est la réalisation de Dieu. Et  bienvenue à la rentrée. C'est toujours un commencement.

     

    Question : Si rien n'est vrai, alors pourquoi faire quoi que ce soit ? Pourquoi aller chez le dentiste, ou chercher à soulager une maladie ? Je suis complètement confus. Pourriez-vous clarifier ce point ?
     

    Réponse : Je vais chez le dentiste parce que j'apprécie de pouvoir mastiquer. Je préfère que mes dents ne tombent pas. Quelle idiote je suis ! Si vous êtes confus, investiguez et découvrez ce qui est vrai pour vous.

     

    Question : Comment puis-je vivre au présent ?
     

    Réponse : Vous vivez au présent ; vous ne l'avez tout simplement pas remarqué.
    La réalité ne consiste qu'en ce moment. Vous, et chacun, pouvez apprendre à vivre dans l'instant présent, en tant que l'instant présent, afin d'aimer ce qui se trouve devant vous, de l'aimer en tant que vous-même. Si vous persistez dans le Travail, vous verrez de plus en plus clairement que vous n'avez ni futur ni  passé. En étant présent au moment exempt de toute interprétation, vous vivez le miracle de l'amour. Si vous êtes mentalement ailleurs, vous loupez la vraie vie.
    Cependant, même le présent n'est qu'un concept. Aussitôt que la pensée naît, elle s'est déjà enfuie, sans aucune preuve d'avoir jamais existé autement que comme un concept qui vous a incité à croire qu'elle a existé et qu'elle a aussi disparu. La réalité est toujours le scénario d'un passé. Avant que vous ne puissiez la saisir, elle s'est évanouie. Chacun d'entre nous possède déjà l'esprit paisible auquel il aspire.

     

    Question : Je trouve qu'il est très difficile de discerner la vérité, puisqu'elle est tellement changeante. Comment puis-je demeurer cohérent en exprimant la vérité  ?
     

    Réponse : L'expérience humaine est en perpétuel changement, même si le lieu d'intégrité ne bouge jamais. Je suggère de partir du point où nous nous trouvons. Pouvons-nous dire la vérité telle qu'elle apparaît maintenant, sans la comparer à ce qui était vrai il y a un moment ? Si vous m'interrogez de nouveau un peu plus tard, ma réponse sincère pourrait bien être autre. ''Katie, tu as soif ?'' Non. ''Katie, tu as soif ?'' Oui. Je transpose sans cesse ma vérité du moment. Oui, non, oui, non. Voilà la vérité.
    Mon cousin m'a un jour téléphoné à deux heures du matin, complètement déprimé ; il prétendait avoir un revolver chargé collé sur la tempe, le doigt sur la détente. Il me déclara que sis je ne lui donnais pas une bonne raison de continuer à vivre, il se ferait exploser la cervelle. J'ai attendu un bon moment. Je voulais sincèrement lui donner une raison de vivre ; et je n'en trouvais aucune. J'ai attendu longtemps, lui restant là, à l'autre bout du fil. Pour finir, je lui ai dit que je n'en trouvais aucune. Alors, il a éclaté en sanglots. C'était, de toute évidence, la vérité qu'il attendait. Il m'a expliqué que c'était la première fois de sa vie qu'il goûtait à l'intégrité et que c'était ce qu'il recherchait. Si j'avais inventé une raison quelconque, parce que j'estimais qu'il ne devrait pas se suicider, je lui aurais offert moins que la seule chose que j'ai vraiment à offrir : ma vérité du moment.
    J'ai remarqué que les gens qui se livrent au Travail pendant un certain temps acquièrent une grande clarté à propos de la vérité telle qu'ils la perçoivent. S'en tenir à celle-ci devient facile, tout autant qu'être flexible et changer d'idée. Être honnête sur le moment est désormais un geste simple. Vous connaissez quelqu'un qui n'a jamais changé d'idée  ? Cette porte fut un arbre, puis elle deviendra le bois pour le feu et, pour finir, ele redeviendra de l'air et de la terre. Nous sommes tous ainsi, en transformation constante. Il est simplement honnête de constater que vous avez changé d'idée si tel est le cas. La confusion s'immisce en vous lorsque vous redoutez ce que penseront les gens si vous vous exprimez sincèrement. ''Vous avez changé d'idée ?'' Oui. ''Il y a quelque chose qui cloche ?'' Oui, j'ai changé d'idée.

     

    Question : Est-ce vrai que je ne peux blesser personne ?
     

    Réponse : Il m'est impossible de faire du tort à une autre personne. (Je vous en prie, n'essayez pas d'adhérer à ce principe. Ce n'est pas vrai pour vous, jusqu'à ce que vous l'ayez réalisé pour vous-même). La seule personne que je suis en mesure de blesser, c'est moi-même. Si, à brûle-pourpoint, vous me demandez la vérité, je vous dirai alors ce que je vois. Je souhaite vous accorder tout ce que vous demandez. La manière dont vous recevez ma réponse, voilà comment vous vous blessez ou vous vous aidez. Moi, je ne fais que vous donner ce que j'ai.
    Mais si je crois que mes paroles vous inciteraient à vous blesser, je me tairai (à moins que vous n'exprimiez le souhait de vraiment savoir). Si j'ai l'impression de manquer de bonté envers vous, je ne suis pas bien avec moi-même. Je provoque ma propre souffrance et, dans mon propre intérêt, je cesse. Quand je m'occupe de moi, vous êtes par le fait même pris en charge. Ma bienveillance n'a au bout du compte rien à voir avec vous. Nous sommes tous responsables de notre propre paix. Même les paroles les plus affectueuses sont susceptibles d'offenser. Je le comprends. Je saisis que vous vous blessez uniquement par le scénario que vous entretenez à propos de mes paroles. Vous souffrez, parce que vous n'avez pas posé les 4 questions et porcédé à l'inversion.

     

    Question : Un grand nombre de gens, d'âmes atteignent l'éveil aujourd'hui. Il semble y avoir une soif collective universelle pour ce type d'objectif, un réveil commun, comme s'il n'y avait qu'un organisme unique, qu'un être, s'éveillant. Est-ce également votre opinion ?
     

    Réponse : J'ignore tout de la question. Je sais seulement que si vous avez mal, vous pouvez investiguer. L'illumination n'est qu'un concept spirituel, juste une quête de plus en vue d'un avenir qui ne vient jamais. Même la plus sublime vérité n'est qu'un concept. En ce qui me concerne, l'expérience compte pour tout ; voilà ce que révèle l'investigation. Tout ce qui est souffrant est déconstruit – maintenant, à chaque instant. Si vous croyez avoir atteint l'illumination, alors vous adorerez qu'on remorque votre voiture. C'est ça ! Comment réagissez-vous quand votre enfant est malade ? Quand votre mari ou votre femme demande le divorce ?  J'ignore si les gens vivent actuellement un éveil collectif. Souffrez-vous en ce moment ? Voilà ce qui m'intéresse.
    On parle de réalisation de soi, voilà de quoi il est question ici ! Pouvez-vous inspirer et expirer avec bonheur ? Si vous êtes heureux en ce moment, qu'importe l'illumination ? Ne vous éveillez qu'au moment présent. En êtes-vous capable ? Et pour finir, il s'enfuira. Le mental se fond dans le coeur et en vient à voir qu'il n'en est pas distinct. Il y trouve un foyer et se repose en lui-même, en tant que lui-même. Jusqu'à ce que ce scénario soit compris, il n'y aura pas de paix.

     

    Question : J'ai entendu dire que les gens qui sont libres n'ont aucune préférence, puisqu'ils perçoivent la perfection en tout. Avez-vous des préférences ?
     

    Réponse : Ai-je des préférences ? Je suis amoureuse de ce qui est et voilà ce que je préfère toujours. ''Cela'' possède ses propres préférences : le soleil à l'aube et la lune la nuit. Et il semble que j'apprécie toujours ce qui se passe à l'instant. J'aime mieux le soleil le matin et la lune la nuit. Et je choisis d'être avec la personne face à moi maintenant. Aussitôt qu'on pose des questions, je suis là. Seule la personne devant moi a ma préférence. Par la suite, quand je m'adresse à quelqu'un d'autre, c'est celui-ci que je préfère et personne d'autre. Je découvre mes préférences en remarquant ce que je fais. Tout ce que j'accomplis constitue ma préférence. Comment je sais cela ? Parce que je le fais ! Est-ce que je préfère la vanille au chocolat ? Oui, jusqu'à ce que je ne l'aime plus. Je vous le ferai savoir quand nous commanderons nos glaces chez Ben & Jerry's.

     

    Question : Les croyances doivent-elles toutes êtres déconstruites ?
     

    Réponse : Investiguez celles qui vous font souffrir. Éveillez-vous de vos cauchemars, et les rêves délicieux s'occuperont d'eux-mêmes. Si votre monde intérieur est libre et merveilleux, pourquoi voudriez-vous le changer ? Si le rêve est heureux, pourquoi s'éveiller ? Et si vos songes ne sont pas heureux, bienvenue au Travail !


    (Source : B.K. dans "aimer ce qui est")


     

    papillons

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