• - Tout sur l'inversion


    L'inversion est une partie révélatrice du Travail. Il s'agit de voir si ce que vous avez écrit au sujet de l'autre ne pourrait pas s'appliquer à vous en étant aussi valable sinon même plus valable. L'investigation associée à l'inversion mène promptement à la réalisation de soi.

    papillon

     
    Tant que vous estimerez que la cause de votre problème est extérieure à vous, tant que vous supposerez que quelque chose ou quelqu'un d'autre est responsable de votre souffrance, la situation restera sans espoir. Vous serez à jamais dans le rôle de la victime et votre souffrance sera votre paradis. Ramenez la vérité à vous-même et conquérez votre liberté.
    Par exemple, la déclaration "Paul est dur" s'inverse pour devenir "Je suis dure". Cherchez à l'intérieur les situations où ceci peut sembler correspondre à la réalité.

    Vous êtes-vous aussi montrée dure envers Paul ? (Examinez les réponses aux questions "Quelle réaction suscite en vous la pensée "Paul est dur" ? et "Comment le traitez-vous ?").

    N'êtes-vous pas dure précisément au moment où vous accusez Paul de l'être ?

    Examinez vos sensations à la pensée que Paul est dur. Votre corps se crispe, votre coeur accélère son rythme, vous rougissez - est-ce bienveillant envers vous-même ? Vous aurez peut-être tendance à juger et à vous tenir sur la défensive - quelles sensations cela provoque-t-il en vous ? Ces réactions découlent de votre attitude mentale non investiguée.


    Par exemple, si Paul vous insulte, combien de fois vous rejouez-vous la scène mentalement ? Qui est dur ? Paul (qui vous a injuriée une fois dans la journée) ou vous-même (qui avez répété ses insultes encore et encore dans votre esprit) ?

    Considérez ceci : Ressentiez-vous le geste de Paul en soi ou vos propres idées à ce sujet ? Si celui-ci vous avait insultée à votre insu, en souffrirez-vous ?

    Demeurez en silence un petit moment. Plongez dans les profondeurs intérieures. Demeurez étroitement occupée à vos propres affaires tout en réfléchissant à la question.
    Un ennemi, c'est l'ami que vous jugez sur papier afin d'apercevoir clairement les secrets dissimulés en vous. L'ennemi que vous percevez n'est qu'une projection de votre attitude mentale. Si vous travaillez avec le projecteur par l'investigation, votre ennemi deviendra un ami.

     


    Les trois types d'inversion



    L'inversion peut être effectuée de trois manières. On retourne le jugement vers soi-même, vers l'autre et vers son contraire. Plusieurs combinaisons de ces 3 inversions sont possibles.
    Une fois inversée, une déclaration est susceptible de donner lieu à maintes révélations.

    Il ne s'agit pps de découvrir un nombre maximal d'inversions, mais de dénicher celles qui provoqueront le déclic de la réalisation de soi, l'illumination qui vous affranchira du cauchemar auquel vous vous attachez naïvement.

    Inversez l'affirmation initiale à votre guise jusqu'à ce que vous trouviez l'inversion qui vous touche le plus.

    Jouons avec l'assertion "Paul devrait m'apprécier".


    Inversez-la par rapport à vous-même :
    Je devrais m'apprécier (c'est mon boulot, pas le sien).


    Inversez-la par rapport à l'autre :
    Je devrais apprécier Paul. (notamment lorsqu'il ne m'apprécie pas).


    Inversez-la par rapport à son contraire :
    Paul ne devrait pas m'apprécier (à moins qu'il ne le fasse).

    Avec chaque inversion, soyez disposée à sonder votre for intérieur et à vérifier si, ou comment, c'est vrai ou plus vrai que l'affirmation première. Comment s'applique-t-elle à votre vie ? Faites-la vôtre.

    Si ceci vous paraît difficile, ajoutez le mot "parfois" à l'inversion. Pouvez-vous admettre que ce soit parfois vrai, même si ce n'est qu'au moment où vous l'attribuez à l'autre ? Voyez surtout à quel point vous avez tendance à vous détourner de vous et à vous envoler mentalement vers les affaires d'autrui.
    Attendez qu'un exemple vienne illustrer la manière dont vous faites l'expérience de l'inversion dans votre vie. Comment y parvenez-vous avec Paul ? Soyez spécifique. Dressez la liste des multiples occasions où vous ne l'avez pas apprécié.

    Répertoriez chaque fois où vous n'avez pas apprécié une personne ou telle situation. Dressez la liste de ce que  vous faites pour vous-même et pour d'autres, et voyez comment vous ne vous appréciez pas toujours vous-même.


    Je vous conseille d'employer systématiquement les 4 questions avant d'appliquer l'inversion. Vous serez peut-être tenté de prendre un raccourci pour passer à l'inversion sans d'abord soumettre votre assertion à l'investigation. Cette approche n'emploie pas efficacement l'inversion.

    Le jugement, retourné vers vous-même, peut s'avérer brutal s'il survient avant de vous être apprivoisé vous-même ; les 4 questions vous procurent cet apprivoisement. Elles mettent fin à l'ignorance, celle qui vous incite à croire un mensonge ; l'inversion en dernière position paraîtra plus tolérable et pleine de sens. Sans les questions d'abord, les inversions pourraient sembler crues et culpabilisantes.

    Le Travail ne cherche pas à éveiller la honte ni à jeter le blâme. Il ne s'agit pas de prouver que vous êtes celui ou celle qui fait erreur. La puissance de l'inversion provient de la découverte que tout ce que vous percevez à l'extérieur est en fait une projection de votre propre esprit. Tout n'est qu'une image reflétée de votre propre attitude mentale. En découvrant que la personne que vous jugiez est innocente, vous en venez à reconnaître votre innocence.


    Parfois, l'inversion ne vous apparaîtra ni dans votre comportement ni dans vos actes. Si tel est le cas, recherchez-la dans votre attitude mentale.

    Par exemple, l'inversion de "Paul devrait cesser de fumer" est  "Je devrais cesser de fumer". Il est possible que vous n'ayez jamais touché à une cigarette de votre vie. Mais peut-être avez-vous fumé mentalement ? Encore et encore, vous fumez de colère et d'insatisfaction en imaginant que Paul empeste la maison de fumée de cigarette. Dans une journée, fumez-vous mentalement plus souvent que Paul ? Votre décret en vue de la paix serait donc que vous cessiez de fumer en esprit et de fulminer à propos de l'habitude de Paul. Devrais-je me laisser mourir d'une attaque cardiaque causée par le stress d'adhérer à cette idée avant que Paul ne succombe au cancer du poumon ? Que la paix commence par moi !
    Une autre méthode de découverte consiste à substituer un  autre terme à fumer. Il est vrai que vous n'avez jamais fumé, mais y a-t-il une chose que vous employez de la même manière que Paul recourt aux cigarettes - la nourriture, les médicaments, une carte de crédit ou les rapports humains?- Votre inversion pourrait servir de leçon d'humilité. Cela pourrait être : "Je devrais cesser de pester contre Paul" ou encore, "Je devrais cesser de prendre nos cartes de crédit pour me soulager". Soyez disposée à suivre l'avis que vous lui donnez, celui qui vous indique comment vivre à l'intérieur de vos propres affaires.

     


    L'inversion à l'oeuvre



    Les inversions sont source de lucidité nouvelle. La réalisation de soi n'est parachevée que lorsqu'elle transparaît dans les actions. Vivez les inversions. Quand vous constatez que vous prêchiez auprès des autres, revenez, demandez pardon et faites-leur savoir à quel point il vous est difficile d'accomplir vous-même ce que vous exigez d'eux. Dites-leur comment vous les avez manipulés et embobinés, comment vous avez fait appel à la colère, au sexe, à l'argent et à la culpabilité pour obtenir ce que vous vouliez.
    Je n'ai pas toujours été capable de vivre les inversions que je préconisais si généreusement aux autres. Une fois que je l'ai compris, je me suis retrouvée sur un pied d'égalité avec les gens que j'avais jugés. J'ai constaté que ma philosophie n'était pas si facile à appliquer pour qui que ce soit. Nous faisons tous du mieux que nous pouvons. Voilà comment débute une existence entière d'humilité.
    Pour consolider la réalisation, on peut également faire état des inversions. Au cours de la première année après m'être éveillée à la réalité, j'ai souvent partagé mes inversions et mes révélations avec les gens que j'avais auparavant jugés. Je rapportais uniquement ce que j'avais découvert au sujet de ma participation au problème. (Je n'ai jamais, en aucun cas, abordé la leur). Je me livrais à ce processus afin de les entendre en présence d'au moins deux témoins - l'autre et moi-même. J'offrais mes révélations et j'en recevais de la part des autres.

    Si, par exemple, votre affirmation était "Il m'a menti", une inversion  possible était "Je lui ai menti". Dressez maintenant la liste des mensonges dont vous vous souvenez et rapportez-les à cette personne, sans jamais mentionner les siens, qui en réalité relèvent de ses affaires. Vous êtes en quête de votre propre liberté. L'humilité est le fondement véritable de cette démarche.


    Pour avancer plus rapidement et plus librement, formuler des excuses et dédommager sincèrement constituent de merveilleux raccourcis. "Le dédommagement" consiste à rectifier le tort perçu. Ce que je nomme "dédommagement vivant" a une portée encore plus vaste. Cela ne s'applique pas uniquement à un incident en particulier, mais à tous les incidents futurs du même type. Quand je comprenais, grâce à l'investigation, que j'avais fait mal à quelqu'un  autrefois, je cessais de blesser qui que ce soit. Si, même après une telle prise de conscience, il m'arrivait encore de froisser quelqu'un, je lui avouais sur-le-champs la raison de mon comportement, ce que j'avais craint de perdre ou ce que j'avais voulu obtenir de lui ; et je recommençais à zéro. Voilà une manière de vivre librement.
    Des excuses venant du coeur permettent de réparer une erreur et de repartir sur un pied d''égalité et exempt de culpabilité. Faites vos excuses et dédommagez l'autre dans votre propre intérêt. Qu'est-ce que ça donne d'être un saint éloquent ? La Terre en fourmille. La paix fait partie de votre nature essentielle, lorsque vous êtes libre de scénario. Êtes-vous capable de tout simplement le vivre ?


    Revoyez votre liste d'exemples retraçant les occasions où l'inversion est vraie et soulignez chaque phrase décrivant une situation où vous avez fait du tort à une personne, peu importe comment. (Pour ceux d'entre vous qui souhaitent mettre un terme rapide à leur souffrance, leur liste de réponse à  la question 3 peut s'avérer très utile pour rapporter et offrir leurs excuses.) Faites-vous des excuses à vous-même en faisant cela auprès des autres. Rendez dans une mesure équivalente l'opposé de ce que vous croyez avoir pris à leur détriment dans chaque cas.
    Un partage honnête, libre de stratégies manipulatrices et associé à des excuses senties, engendre une intimité authentique au sein de rapports devenus autrement impossibles. Si votre questionnaire comporte des gens disparus, dédommagez alors les vivants qui restent. Offrez-nous ce que vous leur auriez donné, pour votre bien.


    J'ai connu un homme qui prenait sa liberté très au sérieux. Ex-héroïnomane et voleur, il avait pénétré par effraction dans plusieurs résidences et excellait dans son métier de criminel. Après s'être livré au Travail pendant un certain temps, il dressa la liste de tous ceux qu'il avait volés ainsi que des objets dérobés, aussi précisément que ses souvenirs le lui permirent. La liste, une fois terminée, comportait des dizaines de noms et de biens matériels. Puis, il se mit à pratiquer les inversions. Il savait qu'il allait aboutir en prison ; néanmoins, il fallait qu'il accomplisse ce qu'il estimait être juste. Il rendit visiter à ses victimes, frappant à la porte de leur maison. Du fait qu'il était africain américain, certains des domiciles visités lui semblaient particulièrement inhospitaliers parce qu'il entretenait des convictions sur les préjugés. Mais il persista à travailler sur ceux-ci et à frapper aux portes. Quand les gens lui ouvraient, il leur disait qui il était et ce qu'il avait volé ; puis, il s'excusait et concluait en demandant : "Comment puis-je réparer ma faute ?  Je ferai ce qu'il faudra." Et il poursuivait : "Je dois réparer ce que j'ai fait. Dites-moi ce qu'il faut faire." On lui répondait : "D'accord, répare ma voiture" ou "Repeins la maison". Et il acceptait avec plaisir. Une fois chaque corvée terminée, il rayait le nom ou l'adresse sur la liste. Et chaque coup de pinceau, se plaisait-il à dire, était Dieu. Il a ainsi visité des dizaines de foyers et personne n'a jamais téléphoné à la police.

    Mon fils, Ross, se livre au Travail depuis assez longtemps. Il y a 8 ou 10 ans, j'avais remarqué en faisant les courses avec lui qu'il me demandait parfois de l'attendre. Et il disparaissait ars pendant une dizaine de minutes. A une occasion, je l'ai observé au travers de la vitrine d'un magasin ; il choisissait une chemise, se rendait à la caisse et la payait. Puis, il retournait à l'étalage, jetait un regard alentour pour s'assurer que personne ne faisait attention à lui, remettait la chemise à sa place et sortait de la boutique. Je lui avais demandé ce qu'il faisait. Il m'avait expliqué : "Il y a longtemps, j'ai volé des trucs dans 5 ou 6 magasins. C'était affreux, maman. Désormais, quand je vois un magasin où j'ai volé, j'entre, je trouve un article, je le paie et je le remets en place. J'ai tenté de me dénoncer : "Voici l'argent pour ce que j'ai volé, et si vous souhaitez me poursuivre, je suis d'accord". Les vendeurs étaient déconcertés, ils appelaient le gérant et ce dernier ne savait que faire de l'argent, prétendant que c'était trop compliqué pour l'ordinateur. Et s'ils appelaient les policiers, ceux-ci déclaraient qu'il fallait que je sois pris sur le fait. Pour finir, ils déclaraient qu'il ne pouvaient rien faire. Mais il me fallait vraiment mettre en pratique mes inversions. Alors, j'ai découvert ce moyen qui me convient bien."
    Ross aime bien se livrer à un exercice que je recommande : accomplir un acte bienveillant à l'insu de tous ; si l'on vous découvre, l'action ne compte pas et il faut recommencer. Je l'ai observé dans des parcs d'attraction, à l'affût d'enfants qui avaient l'air de manquer de sous. Il tirait un billet de son portefeuille, se penchait devant l'enfant et faisait semblant de le ramasser au sol. Il le remettait alors au petit lui en lançant : "Tu as échappé ça, mon vieux." Puis, il s'éloignait rapidement sans jeter un regard derrière lui. Ross est un excellent mentor pour ce qui est d'apprendre à exercer l'inversion pour le dédommagement vivant.
    Intégrer cette pratique au quotidien est un acte de générosité. Les résultats ne sont rien de moins que miraculeux, ils s'intègrent encore plus profondément grâce à une investigation plus poussée.



    L'inversion pour l'affirmation numéro 6

    L'inversion pour la sixième déclaration sur votre questionnaire "Jugez votre prochain" diffère légèrement des autres. Nous changeons "Je ne veux plus jamais...." pour "Je suis disposé à ......." et "Je me réjouis de ........".


    Par exemple, "Je ne veux plus jamais me disputer avec Paul" s'inverse pour devenir "Je suis disposée à me disputer avec Paul" et "Je me réjouis de me disputer avec Paul".


    Chaque fois que vous êtes persuadé de ne plus vouloir revivre la colère ou le stress engendrés paar certaines situations, soyez-y disposé et réjouissez-vous que celles-ci se reproduisent. Car elles pourraient se reproduire, même si ce n'est qu'en esprit. Cette inversion exige d'accepter la vie dans son ensemble. Le fait de dire -et de le penser- "Je suis disposé à ..." crée une ouverture, permet la créativité et la flexibilité. Les résistances s'assouplissent, vous permettant de vous épanouir plutôt que de persister vainement à opposer votre volonté ou votre force afin d'éliminer une situation de votre vie. Le fait de dire et de penser "J'ai hâte de ..." vous ouvre activement à la vie telle qu'elle se déploie. La liberté intérieure devient l'expression de l'amour et de l'aisance dans le  monde.
    Par exemple, "Je ne veux plus vivre avec Paul s'il ne change pas" s'inverse pour devenir "Je suis disposée à vivre avec Paul s'il ne change pas". Mieux vaut ressentir de l'enthousiasme pour la situation, puisque vous pourriez bien vous retrouver à toujours vivre avec lui, si ce n'est qu'en pensée. (J'ai travaillé avec quelques personnes qui avaient encore une amertume bien vivace, même si leur conjoint était décédé depuis 20 ans). Que vous viviez ou pas avec lui, cette pensée reviendra probablement, suscitant le même stress, la même dépression. Réjouissez-vous d'éprouver ces sentiments, ar ils vous rappellent qu'il est temps de vous réveiller. Tout sentiment désagréable vous ramènera toujours au Travail. Ce qui ne veut pas dire que vous êtes forcée de vivre avec votre conjoint mais que vous consentez à ouvrir la porte à toutes les possibilités que vous offre la vie.
    Voici deux autres exemples tirés de nos échantillons de questionnaires :

    Affirmation initiale numéro 6 : Je refuse de voir Paul ruiner sa santé.
    Inversions : Je suis disposée à voir Paul ruiner sa santé. Je me réjouis de voir Paul ruiner sa santé.

    Affirmation initiale numéro 6 : Je ne veux plus jamais que Paul m'ignore.
    Inversions : Je suis disposée à ce que Paul m'ignore. Je me réjouis que Paul m'ignore.

    Il est bien de reconnaître que les mêmes sentiments ou situations pourraient se reproduire, même si ce n'est que dans votre esprit. Quand vous prenez conscience que la souffrance et le mal-être sont des appels à l'investigation, vous vous réjouissez alors d'éprouver ces sentiments pénibles. Vous pouvez les accueillir en tant qu'amis venus vous montrer que vous n'avez pas procédé à l'investigation assez méticuleusement. Il n'est plus nécessaire d'attendre que les gens ou les situations se transforment pour goûter la paix et l'harmonie. Le Travail constitue le moyen direct d'orchestrer votre propre bonheur. Vous le dénichez à l'intérieur de vous, et le Travail vous y mène.

    (Source : B.K. dans "aimer ce qui est")


     

     

     

    papillons

     

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